Afrique Debout
LES TIRAILLEURS SENEGALAIS
DOSSIER :       LES TIRAILLEURS « SÉNÉGALAIS »
 
 Chers amis,
 
Dans un contexte difficile, où les Africains sont de plus en plus rejetés d’un peu partout, j’ai jugé utile de rédiger un livre pour rendre hommage à ceux qu’on appelait les Tirailleurs « Sénégalais », nom devenu célèbre auquel sont attachées quelques unes des plus belles pages de la Grande Guerre (1914-1918), que ce soit sur le sol français ou aux Dardanelles ou dans les Balkans.
J’ai donné à ce livre prévu en 2 tomes le titre suivant : « LA PASSIONANTE HISTOIRE DES TIRAILLEURS « SÉNÉGALAIS » DE 1875 À 1945. » Je viens de terminer le tome 1, sous-titré « DE LA CRÉATION DU CORPS EN 1857 À 1919.  LE « SOLDAT INCONNU » ÉTAIT-IL UN TIRAILLEUR « SÉNÉGALAIS» » ? J’espère qu’il sera en librairie d’ici la fin de l’année.
 
Voici ce que j’écris dans l’ Avant-propos de ce livre :
« Pourquoi ce livre, et surtout pourquoi maintenant, alors que nombreux sont ceux qui estiment que le sujet a déjà été un peu trop rabâché ?
À ces questions on peut apporter plusieurs réponses, mais j’ai délibérément choisi de placer cette étude sur le seul plan des relations entre la France et ses anciennes colonies de l’Afrique au sud du Sahara. Le fait de limiter ce travail à cette seule ère géographique ne relève pas de ma part d’un quelconque choix discriminatoire à l’égard des autres colonies ou protectorats français d’Afrique (Algérie, Maroc, Tunisie, Côte Française des Somalis, Madagascar). C’est tout simplement parce que – et le lecteur que vous êtes le comprendra bien à travers les pages qui suivent – les Tirailleurs Sénégalais furent les principaux oubliés au moment des honneurs, aussi bien après la Grande Guerre (1914-1918) qu’après celle de 39-45. Un seul exemple, et il est récent : le film « Indigènes », qui a fait prendre conscience aux jeunes générations de Français du rôle joué pendant la dernière guerre mondiale par les « Indigènes de la République » dans la défense de la « mère-patrie » n’évoque pas vraiment le sort des Tirailleurs Sénégalais. Et puis, dans un contexte où se manifeste en France, et de façon ostensible, un extraordinaire regain d’intérêt pour la Grande Guerre, avec la publication de très nombreux écrits et documents parfois inédits, quoi de plus normal de mon point de vue que d’apporter ma modeste contribution pour que les Tirailleurs « Sénégalais » ne soient pas, une fois de plus, les oubliés de l’Histoire…
J’ai également délibérément choisi de limiter historiquement leur « histoire » à la période allant de la création de ce corps en 1857, à la deuxième Guerre Mondiale. Pour une raison précise : montrer ce que la France doit à ces vaillants combattants dans la constitution de son « Empire d’Afrique », mais aussi dans la sauvegarde de sa liberté et de son espace territorial. Il est évident que parler de leur contribution décisive à la création de l’Empire français d’Afrique  et à la défense du protectorat français, surtout au Maroc, permet de mieux faire comprendre jusqu’où va la « dette de sang » que la France doit à « ses » Tirailleurs « Sénégalais ». »
 
Vous avez probablement remarqué que je mets l’adjectif sénégalais entre parenthèses lorsque je parle des Tirailleurs. En voici l’explication :
 
Qu’est-ce qu’un Tirailleur  « Sénégalais » ?
« On englobe sous ce nom, non seulement les premiers soldats indigènes que le Sénégal nous fournissait exclusivement au début de notre établissement dans ce pays, mais encore, et par extension, tous les contingents levés dans l’Afrique Occidentale et même dans l’Afrique Équatoriale Française : il y a donc des soldats du Sénégal, de la Guinée, de la Haute-Volta, du Niger, du Tchad, de l’Oubangui, du Congo et du Gabon, qui sont tous désignés sous l’appellation collective de tirailleur sénégalais. Ce sont des soldats régulièrement incorporés dans des unités qui faisaient autrefois partie des Troupes de la Marine, devenues aujourd’hui les Troupes Coloniales : ils forment les Régiments Indigènes de l’Infanterie Coloniale et de l’artillerie coloniale et sont encadrés par les officiers et les sous-officiers de ces deux armes. On ne les a guère vus en France avant le 14 juillet 1899. Ce jour là, les 150 tirailleurs sénégalais du commandant MARCHAND, qui avaient, dans une marche héroïque, traversé l’Afrique de l’Atlantique à la Mer Rouge, défilent à Longchamp aux applaudissements de la foule. Néanmoins, celle-ci ne les connaît encore que par leurs naïvetés d’hommes primitifs, dans le genre de celles que le Général BARATIER a racontées dans ses « Épopées Africaines », le bon tirailleur noir qui remplit sa malle de neige pour en rapporter en Afrique, qui souffle sous la queue d’une vache pour lui donner du lait…»», dans lequel on peut lire : « En dépit de leur appellation, les Tirailleurs « Sénégalais » se recrutent dans toute l’Afrique Occidentale et dans toute l’Afrique Équatoriale, c’est-à-dire sur un ensemble de territoires 50 fois grand comme le Sénégal, 12 fois grand comme la France, plus étendu que l’Europe. (…) … Ce sont des centaines de races différentes qui sont juxtaposées. (…) Les Tirailleurs Sénégalais présentent ainsi toute une gamme de types différents. Les guerriers les plus solides, nous les trouvons dans les races qui s’adonnent à la culture ; les Bambaras (Soudan central et Moyen Niger), les Malinkés (plateau des sources du Sénégal et Haut-Niger), et aussi parmi les peuplades fétichistes de la Haute-Guinée ou de la Haute Côte d’Ivoire, descendants des compagnons ou des adversaires de SAMORY, pour qui la lutte à main armée a constitué pendant des siècles l’unique moyen d’existence. Les uns et les autres sont d’intelligence moyenne. À cet égard, les races pastorales, Peuls et Toucouleurs (Soudan et Guinée) nous apportent un meilleur contingent de gradés indigènes, très jaloux de leur autorité. (…) Les Kroumen, habitants des côtes et s’adonnant à la pêche maritime, forment des tirailleurs solides et frustes, mais peu aptes à la marche : on peut en faire d’excellents marins. (…) Il est cependant un point commun à tous les Noirs : c’est leur mentalité de grands enfants. »
 Le 8 juillet 1915, le premier député noir africain au Parlement français, Blaise DIAGNE, déclarait : « On ne s’est peut-être pas demandé pourquoi les hommes de corps de troupes qui réunissent à l’heure actuelle toutes les races de l’Afrique Occidentale conservent cette dénomination de « tirailleurs sénégalais ». C’est parce qu’on a voulu rendre hommage aux habitants du Sénégal proprement dit, c’est-à-dire des Quatre Communes. » C’était lors de la séance de la Chambre des Députés qui examinait sa proposition de loi, co-signée par plusieurs de ses collègues, tendant à soumettre les Sénégalais des Quatre Communes de Plein Exercice aux obligations militaires prévues par les lois de 1905 et de 1913. Maurice RIVES et Robert DIETRICH apportent des précisions complémentaires, en expliquant en particulier – et c’est très important – que le caractère péjoratif que certains ont voulu rattacher au terme « Tirailleur » est injuste, voire erroné. Ils écrivent en effet : « Par tradition, tous les corps d’infanterie africaine reprirent le nom de Tirailleurs Sénégalais en 1900, bien que des hommes de toutes les ethnies servirent dans leurs rangs. Il convient de préciser que le terme Tirailleur n’a rien de péjoratif ni de méprisant. Il désigne un combattant qui progresse en ordre dispersé en tirant à plusieurs reprises, avec persistance. Les Gardes Impériales française, allemande et russe comprenaient des régiments de Tirailleurs et, lors de la dernière guerre mondiale, il existait dans l’Armée russe des divisions de Tirailleurs. D’autre part, nos anciens avaient trop le sens de l’honneur et le respect de la personne humaine pour donner un nom méprisant à nos soldats africains. »

Le 16/03/2009
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Conde Tokpa sinlon  le 20/05/12
Prière m'envoyer le dossier des tirailleurs sénégalais( section guinée conakry) pour infoemation merci

Condé Tokpa sinlon  le 20/05/12
je voudrais avoir des informations sur le statut d'ancien combattant de mon grand père, homonyme tokpa hinlon condé, de la guinée conakry, cercle N'zérékorén canton Lola. En effet dépuis sa mortn les parents ''illétrés'' n'onpas accoedé de l'importance à la régularisation de ses dossiers pour faire bénéficier sa penssion au fils et petitys fils. Prière me donner votre contact pour m'aider à suivre le dossier Je sais compte sur vous merci

Condé Tokpa sinlon  le 20/05/12
je voudrais avoir des informations sur le statut d'ancien combattant de mon grand père, homonyme tokpa hinlon condé, de la guinée conakry, cercle N'zérékorén canton Lola. En effet dépuis sa mortn les parents ''illétrés'' n'onpas accoedé de l'importance à la régularisation de ses dossiers pour faire bénéficier sa penssion au fils et petitys fils. Prière me donner votre contact pour m'aider à suivre le dossier Je sais compte sur vous merci

Keiffer  le 20/05/12
This article achiveed exactly what I wanted it to achieve.

Salam kara  le 20/05/12
je veux une conclusion sur le dossier des tirilleurs sénégalais

Sarr  le 20/05/12
je voudrais vaoir des renseignement sur mon pere c'etais un tirailleurs senegalais qui a fais la deuxieme guerre mais depuis son dece en 1995 on ne recois plus son solde qui venait de la france pourquoi .je voudrais avoir des informations sur cela son nom est alassane sarr

Djim toure  le 20/05/12
dossier les tirailleur senegalais

Aissatou  le 20/05/12
je veux le dossier sur les tirailleurs sénégalais.

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