Votre serviteur honoré par RFI
Mes recherches sur les Tirailleurs « Sénégalais » commencent à être reconnus, même si je n’en parle pas encore publiquement comme je devrais le faire. Ce sera chose faite après la réorganisation de ce site.
La rédaction du premier des deux volumes d’un manuscrit que je consacre à ces vaillants combattants est terminée, et j’espère trouver un éditeur dans les prochaines semaines. Le titre global que je vais retenir sera probablement celui-ci : « L’ÉPOPÉÉ PASSIONNANTE ET TRAGIQUE DES TIRAILLEURS « SÉNÉGALAIS ENTRE 1857 ET 1945. » Le premier tome couvre la période allant de la création du corps des Tirailleurs « Sénégalais » à la fin de la Grande Guerre (1914-1918). Le deuxième tome évoquera la période de l’entre deux guerres jusqu’en 1945, avec un accent particulier sur le massacre des Tirailleurs « Sénégalais » par les troupes nazies, en particulier en 1940.
D’autres volets de cette épopée qui n’a pas souvent fait l’objet d’une publicité allant dans le sens de la glorification de ces héros seront également largement abordés dans ce deuxième tome. Je fais allusion ici à tous ces jeunes Africains qui se sont particulièrement distingués dans la Résistance, sans que leur histoire soit très connu ; si sur ce point un ADDI BA sort un peu du lot, d’autres comme le Gabonais Georges DUKSON (Le Lion du 17e arrondissement à Paris) ou le métis sénégalais Antoine DIOUF sont à peine évoqués, alors que d’autres, issus des différents Régiments de Tirailleurs Sénégalais évadés souvent de camps de prisonniers et ont participé sporadiquement à des opérations de la Résistance sont aujourd’hui totalement ignorés.
J’y parlerai aussi de tous ces Africains Médaillés de la Résistance, Compagnons de la Libération, Français Libres… qui s’engagèrent pour défendre la France, prêts à donner leur vie pour la « Mère Patrie », même si aujourd’hui la France a décidé de les oublier et semble gênée à l’évocation de certaines des ignominies qu’elle a couvertes, comme le massacre de Tirailleurs « Sénégalais » au camp de Thiaroye près de Dakar, simplement parce qu’ils réclamaient, de façon un peu véhémente peut-être, leurs pensions de guerre. Le cinquantenaire des indépendances des pays de l’ex Afrique Occidentale et ex Afrique Équatoriale françaises anciennement colonies françaises nous a donné une excellente occasion de rappeler à la France ce qu’elle nous doit dans la défense de sa propre indépendance en 14-18 et en 39-45.
Le travail que j’ai entrepris depuis deux ans pour rendre hommage à ces combattants africains, mais aussi aux très nombreux Français qui leur étaient venus en aide aux heures les plus sombres de leurs histoire commence à être reconnu. Il sera probablement complété par un film documentaire, pour lequel j’adresse mes très vifs remerciements à tous ces Français, souvent très âgés, qui ont déjà accepté de m’apporter leurs témoignages. Remerciements qui vont également aux anciens des Troupes de Marine qui m’encouragent vivement dans mon entreprise.
Merci à RFI (Radio France Internationale) et à Juan GOMEZ, qui m’avait fait l’honneur de m’inviter dans ses studios pour commenter (en qualité de connaisseur des Tirailleurs) le défilé du 14 juillet auquel participaient pour la première fois des unités des armées africaines. Et c’est encore RFI (merci au Lieutenant-Colonel Antoine CHAMPEAUX, à Marion URBAN et à François Damien BOURGERY) qui m’a une fois de plus fait honneur en publiant sur son site dédié aux Tirailleurs « Sénégalais » un article parlant de l’historien amateur que je suis, et surtout en m’associant aux fantastiques efforts du Colonel Maurice RIVES pour rendre justice à ces valeureux combattants.
Samuel MBAJUM
Le 28/10/2010